La loi du 5 septembre 2018 (réforme de la formation professionnelle)
19 octobre 2018
Les sans pagEs/ Méditerranée atelier contributif du samedi 3 novembre
8 novembre 2018
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2020 :
Le Haut Conseil à l’Egalité publie, le second bilan du sexisme en France,
Brigitte Grésy, présidente du HCE considère que « Le sexisme fait système et est présent dans le quotidien des femmes. Il y a urgence à rendre visible et à forger des outils dans tous les domaines, afin de le faire reculer. »
Il ressort du rapport que malgré le phénomène #Metoo ainsi que le Grenelle contre les violences conjugales, on constate une augmentation de 46% des plaintes pour harcèlement sexuel en 2019 et que « 87 % des victimes d’actes sexistes, enregistrées par les forces de l’ordre, sont des femmes et 91 % des mis en cause sont des hommes ».
Les domaines principaux qui ont fait l’objet d’une étude approfondie :
Dans le monde du travail, et avant, dans les grandes écoles, les actes sexistes s’organise comme des rites d’initiation, dans les entreprises règne une grande tolérance sociale au sexisme, ainsi, 60 % des femmes ont été victimes d’au moins une forme de violence sexiste ou sexuelle dans leur carrière et en France, et près de 80 % des femmes estimaient, dans une enquête de 2016, qu’elles étaient régulièrement « confrontées à des attitudes ou des décisions sexistes dans l’entreprise« .
La proportion des femmes à la télévision était de 42 % en 2019 et seulement de 29 % aux heures de grande écoute. Dans la téléréalité, les rôles sociaux de sexe sont stéréotypés.
 De façon attendue, le milieu politique, demeure le bastion du sexisme, les femmes politiques sont disqualifiées et subissent régulièrement des incivilités, et confrontées aux violences sexistes et sexuelles. 84% des maires et 92% des président.e.s d’intercommunalité sont des hommes.
 Le HCE a formulé 32 recommandations dont :
  • Intégrer le thème des violences sexistes et sexuelles dans la négociation collective  et renforcer les exigences en matière d’évaluation, de formation et de transparence, particulièrement sur les sanctions réellement prises ;
  • Renforcer le rôle du CSA pour imposer sur la présence des femmes et diminuer les stéréotypes dans les émissions.
  • Fixer des règles paritaires pour les communes de moins de 1000 habitant.e.s, en particulier. Infliger une peine d’inégibilité pour les elu.e.s condamné.e.s pour violences sexistes ou sexuelles

Voir également le

 Rapport annuel sur l’état des lieux du sexisme en France en 2019 

 

Premier rapport sur le sexisme en France par le Haut Conseil à l’Egalité entre les Femmes et les Hommes/2019

Extraits choisis :

Selon le Haut Conseil à l’égalité, le sexisme est une idéologie qui repose sur le postulat de l’infériorité des femmes par rapport aux hommes, d’une part, et d’autre part, c’est un ensemble de manifestations des plus anodines en apparence (remarques,…) aux plus graves (viols, meurtres,…). Ces manifestations ont pour objet de délégitimer, stigmatiser, humilier ou violenter les femmes et ont des effets sur elles (estime de soi, santé psychique et physique et modification des comportements).

Les victimes du sexisme dont les plaintes sont enregistrées par les forces de l’ordre sont à 89 % des femmes. Les condamnations pour des infractions sexistes concernent à 96 % des hommes.

Selon un sondage publié le 23 février 2018 par l’institut IFOP :

  • Plus d’une femme sur 10 a été victime de viol
  • Près d’une femme sur 2 d’agression sexuelle

4 femmes sur 10 indiquent avoir dernièrement été victimes d’une injustice ou d’une humiliation en raison du fait d’être une femme. Cela concerne 5 jeunes femmes sur 10.

83 % des français.e.s pensent que les femmes subissent des injustices et des violences spécialement parce qu’elles sont des femmes, un nombre en hausse en particulier parmi les hommes : 80 % d’entre eux s’accordent à dire que les femmes subissent des injustices et des violences en raison de leur sexe, contre 72% d’entre eux deux ans auparavant.

En 2017 1.2 millions de femmes ont subi une injure sexiste, dans 64 % des cas, l’insulte contient les mots « salope, pute, connasse ». (les injures sexistes publiques sont passibles d’un an d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende, mais seulement 6 % des femmes se déplacent au commissariat de police et de gendarmerie, seules 3 % des injures font, in fine l’objet d’une plainte. En 2017, 4 condamnations pour injures sexistes ont été prononcées.

Au moins un ressort sexiste est mobilisé par plus de la moitié des contenus humoristiques analysés :

  • 71% des chroniques radio mobilisent des ressorts sexistes
  • 13/35 des blagues du jour sur le site de blague.info
  • 31 % des hommes trouvent des blagues sexistes drôles, contre 15 % des femmes

Le test de Bechdel :

Alison Bechdel est une autrice de bande dessinée américaine née en 1960. Le test de Bechdel est un test utilisé depuis 2000 pour évaluer le sexisme d’un film, d’un libre ou de toute œuvre scénarisée, à partir de trois éléments du scénario :

  • Y a-t-il au moins deux femmes dont le nom est connu ?
  • Parlent-elles ensemble au moins une fois ?
  • Parlent-elles d’autre chose que d’un homme ?

Le site Poly-grap, spécialisé dans l’analyse des narrations visuelles a passé plus de 4 000 films au crible du test de Bechdel :

  • 40 % d’entre eux ne remplissent pas les trois conditions

 

https://www.france.tv/slash

https://youtu.be/dXku7cGw14I

 

 

Retrouvez ici d’autres supports d’information

Mooc et toute information dont vous pourriez avoir besoin sur cette question :

Projet que nous avons co-fondé Les sans pagEs/Méditerranée

Résultats de notre travail sur Ecrire pour les droits, des étrangers avec un focus/LGBT+

Le collectif : rEGALons-nous ! créée en 2017 afin de promouvoir l’éducation populaire féministe, par la création et l’animation d’ateliers, interventions scolaires, rencontres, formations, conférences gesticulées et animations de rue autour de la problématique du sexisme. Nous avons été séduits par Antinéa Lestien et sa conférence gesticulée.

Un Mooc

Une vidéo

Une étude sur les étudiants de l’AMU

https://www.univ-amu.fr/fr/public/presentation-egalite-femmes-hommes

Un travail universitaire

Le Genre @ AMU, un réseau

Laboratoires Membres du Groupement d’Intérêt Scientifique – Institut du Genre
Réseau de jeunes chercheur.e.s en études genre

Le réseau national EfiGiES, l’Association des Jeunes Chercheuses et Chercheurs en Études Féministes, Genre et Sexualités à une branche très active à AMU, qui organise plusieurs séminaires par an. Consulter leur Carnet Hypothèse ici

 

Canopé

déconstruire les stéréotypes

une forme de violence, contrôler l’autre

genre et images

plateforme éducative sur l’égalité des sexes

Ensemble contre le cybersexisme

l’homophobie

C’est quoi le sexisme ?

à voir aussi la vidéo Pourquoi les femmes sont-elles moins payées que les hommes ?

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Didac-ressources
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association créée en juin 2015

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