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DRAL

Association DRoit à la langue du pays d’accueil,

Association qui représente un collectif d’association créée à l’initiative de l’AEFTI fédération

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La rencontre du DRAL à Saint Denis du 2 mars 2017

Pourquoi s’investir dans le ‘’droit à la langue du pays d’accueil’’

Le 2 mars plus de 10 associations et 120 personnes ont participé à cette journée organisée par le DRAL[1] à Saint Denis… Merci à toutes les participantes et participants.

La réflexion a commencé le matin au foyer Adoma Pinel par un échange du Dral avec les représentants de la coordination des foyers de Plaine Commune, son président Boubou Soumaré, Apcv, AMF, Accort[2], et quelques ‘’experts’’ dont M. Diallo anthropologue….

 Après le repas servi sur place par TafféMafé[3] la rencontre se poursuivait à la bourse du travail avec des associations de saint Denis donnant des cours aux nombreux demandeurs de formation répartis en différents lieux de la ville… que se soit dans les cités et quartiers (Franmoisins, Guynemer, la Plaine), la bourse du travail, l’école JBS, les foyers de travailleurs immigrés (Pinel et Bachir-Souni), la maison des associations…

 Les associations présentes : APS, Art Métis, l’AMF, Guidimaxa-Jikké, Femmes des Franmoisins, Artis Multimédia, Alfa accueil, Africain sans frontière donnent un aperçu de l’investissement associatif sur cette question de la formation… L’information de la rencontre, publiée dans le journal de saint Denis, n’a pas été suffisamment diffusée auprès de toutes les associations dont certaines n’ont été prévenues que de la présence du maire en fin d’après midi…

A 16h 30 le maire Laurent Russier participait à cet échange et se prononçait : ‘’pour que le droit à la Langue soit accordé pour tous sans distinction’’….Vincent Huet maire adjoint chargé de la lecture et de l’éducation populaire se dit prêt à apporter son soutien aux initiatives en cours… il rappelait aussi  la responsabilité des pouvoirs publics dans la stagnation de ce droit …. La journée se terminait autour du verre de l’amitié offert par l’UL Cgt de saint Denis partie prenante de l’initiative….

***

Sans avoir la prétention de régler tous les problèmes évoqués par les participants qui en Mars auront l’occasion d’échanger entre eux sur leurs problèmes spécifiques, il semble important de souligner quelques points qui ont été évoquées :

1) Le nombre considérable de demandeurs sur la ville de saint Denis ont obligé la municipalité de St Denis et Plaine Commune de créér un organisme le ‘’PADOC’’[4] pour répartir toutes les demandes de formation, sachant qu’il est difficile, voire impossible, de satisfaire les milliers de demandeurs.

2) les bénéficiaires de la formation. Parmi les 10 associations présentes à cette journée 6 ont bien voulu donner quelques chiffres ainsi nous savons que plus de 600 bénéficiaires profitent des cours[5], ce qui donne une idée du nombre considérable des besoins recensés rien que sur la ville de Saint Denis. Besoins qui dans les conditions actuelles ne peuvent tous être satisfaits.

3) les objectifs que se fixent les associations. Les publics et les formations sont variés. Certaines associations se sont fixées l’objectif d’obtenir les 1ers diplômes : certificat Dilf et Delf[6] , ce qui demande un investissement dans les compétences des enseignants  et un effort de régularité et d’attention chez les apprenants particulièrement pour les travailleurs qui participent aux cours après leur journée de travail.…

 Certaines associations (dont : Artis),  ont choisis la préparation à la ‘’formation professionnelle’’ pour faciliter l’accès au travail, d’autres ont fait le choix d’investir sur des ‘’enseignants professionnels compétents’’, ce choix délibéré nécessite un budget conséquent… Chacun reconnait combien il est difficile pour un adulte de se former. Les femmes qui souhaitent obtenir une formation trouvent peu de lieux et de temps pour apprendre…. Le représentant de ’’Africains sans frontière’’ souligne avec raison que la priorité pour l’immigré c’est de trouver du travail et un salaire…

Umit Mettin, membre du Dral, de Accort (association citoyenne des originaires de Turquie), du 12éme arrondissement de Paris précise qu’avec les associations voisines ils ont créé un réseau de solidarité et de mutualisation avec le soutien des élus municipaux.

Karine Diallo de : ‘’Art Métis’’ et Véronique de SFMAD attire l’attention de l’engagement des associations et des syndicats sur la formation qui peut être donné dans l’entreprise ce qui engage les organisations syndicales et les comités d’entreprises d’autant que le code du travail a intégré cette formule de ‘‘la formation tout au long de la vie’’. Encore faut-il que les responsables syndicaux connaissent ces droits pour les exiger….

***

Le DRAL national, comme le rappelait Jean Bellanger, bien conscient du rôle des pouvoirs publics, lance une pétition pour faire connaitre le droit à la formation et donner aux associations les moyens indispensables pour ne pas en rester aux promesses des politiques.

Comme en 2OO6 et 2012 il faut relancer au parlement le projet de loi[7] sur ‘’le droit à la formation pour tous’’ de manière à ce que ce droit soit inscrit dans la constitution française avec obligation de donner les moyens pour exercer ce droit. Le droit à la langue du pays d’accueil ne laisse pas pour autant de coté le droit de conserver, voire de développer la culture d’origine.

Le prochain bulletin du DRAL fera état de cette rencontre à saint Denis et des éventuelles contributions qui nous seraient remis, la prochaine étape de rencontre du DRAL sera l’Université de Strasbourg avec les associations de formations… puis au 4ème trimestre 2017 l’hôtel de ville de Paris et le Sénat où nous verrons où en est le projet de loi que nous suscitons pour ‘’le droit à la langue du pays d’accueil’’.

Fait à Saint Denis le 6 mars 2017

Il est possible de communiquer avec le DRAL : ligue des droits de l’homme  138 rue Marcadet 75 018 Paris. droitalalangue@g

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Sophie Etienne
Sophie Etienne
Présidente de l'association Didac'Ressources Chercheure associée à l'Université de Lille Docteure en didactologie des langues-cultures

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