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La fonction de « Délégué Interministériel à la Langue Française pour la Cohésion Sociale a été créée par le premier ministre. Thierry Lepaon a participé à son action de préfiguration qui a donné lieu à un rapport remis fin décembre  au Premier ministre. L‘arrêté de la ministre du travail de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, le 14 février, et publié au JO le 15 février 2017  nomme M. Thierry LEPAON Président du Groupement d’Intérêt Public (GIP) dénommé « Agence nationale de lutte contre l’illettrisme » (ANLCI). Le Décret n° 2017-174 du 14 février 2017 portant création d’un délégué interministériel à la langue française pour la cohésion sociale. Thierry Lepaon est également nommé à cette fonction

« Le délégué interministériel à la langue française pour la cohésion sociale apporte son concours à la définition et à la mise en œuvre des politiques favorisant l’accès de tous à la lecture, à l’écriture et à la maîtrise de la langue française, en complément des actions de formation linguistique conduites dans le cadre de la politique d’accueil et d’accompagnement des étrangers.
En ces domaines, et notamment la lutte contre l’illettrisme, il coordonne l’action des différents ministères compétents et veille à la cohérence des actions conduites par l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme et la délégation générale à la langue française et aux langues de France. Il s’appuie en tant que de besoin sur l’expertise du Centre international d’études pédagogiques dans le domaine de la promotion de l’apprentissage du français langue étrangère.
A cette fin, le délégué interministériel a pour mission de :
– favoriser les partenariats entre l’Etat et les collectivités territoriales, les partenaires sociaux, les établissements publics et le secteur associatif pour la lutte contre l’illettrisme et la maîtrise de la langue française ;
– promouvoir et soutenir des actions de prévention de l’illettrisme et d’accès à la maîtrise de la langue française et aux savoirs de base pour tous les publics non soumis à l’obligation scolaire ;
– favoriser, dans le cadre de la politique de formation professionnelle, la mise en place d’actions spécifiques en faveur de la maîtrise de la langue française et renforcer la professionnalisation des acteurs qui conduisent ces actions ;
– veiller au soutien de l’Etat à l’accompagnement et à la formation des intervenants et contribuer à la mutualisation des ressources pédagogiques et des bonnes pratiques ;
– apporter son concours aux politiques visant à lever l’obstacle de la langue orale ou écrite dans l’accès aux services publics et aux droits, notamment en s’assurant de la promotion d’un registre de langue plus adapté aux usagers du service public ;
– proposer au Gouvernement les évolutions nécessaires pour la mise en œuvre opérationnelle de ces missions.
Il procède à une évaluation régulière et partagée des actions menées par les différents acteurs en matière de lutte contre l’illettrisme et d’apprentissage du français ». (article 2)

Dans son article 3 le décret précise que :

« Le délégué interministériel veille à la mise en œuvre des actions décidées au niveau national et à l’échelon régional.
Il s’appuie sur un réseau de délégués régionaux dont il assure l’animation.
Les délégués régionaux assurent la coordination, le suivi et l’évaluation des actions menées au niveau local en matière de prévention et de lutte contre l’illettrisme et de maîtrise de la langue française, en lien avec l’ensemble des services déconcentrés de l’Etat, les rectorats et les collectivités territoriales, notamment les régions.
Le délégué interministériel anime le partenariat avec les centres de ressources pour la prévention et la lutte contre l’illettrisme et l’analphabétisme ».

« Pour l’exercice de ses missions, selon l’article 4, il peut faire appel, aux services placés sous l’autorité du ministre chargé de l’éducation, du ministre chargé de la formation professionnelle, du ministre chargé de la culture, du ministre chargé de la politique de la ville et du ministre chargé de l’immigration et de l’intégration.
En particulier, pour ce qui concerne l’exercice des missions définies dans le présent décret, le délégué interministériel peut faire appel, en tant que de besoin, au sein de la délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF)
– à la mission de l’emploi et de diffusion de la langue française, en tant qu’elle met en place et encourage les actions en faveur de la langue française dans les différents secteurs de la vie sociale, et celles visant à promouvoir le plurilinguisme ;
– à la mission des langues et du numérique, en tant qu’elle contribue à mettre les technologies numériques au service de la politique de la langue, notamment l’emploi, l’enrichissement et la maîtrise du français, ainsi que le développement du plurilinguisme ;
– à la mission de sensibilisation et du développement des publics, en tant qu’elle met en œuvre les actions de promotion de la langue française et de la diversité linguistique prise à l’initiative du ministère de la culture ou auxquelles celui-ci prend part.

 

 

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Sophie Etienne
Sophie Etienne
Présidente de l'association Didac'Ressources Chercheure associée à l'Université de Lille Docteure en didactologie des langues-cultures

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