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Le Français pour tous, Mobilisation des acteurs associatifs et citoyens le 19 janvier 2017 à Paris

Le 19 janvier prochain, se tiendra au CISP RAvel 75012 Paris, une rencontre des acteurs de la formation linguistique des adultes réfugiés, demandeurs d’asile, des personnes résidentes… regroupés souvent et sous l’appellation « Migrants » pour sensibiliser autour de l’évolution de la prise en compte de la formation linguistique par les gouvernements qui se sont succédés au cours des dernières décennies. Toutes les politiques linguistiques et migratoires, ont jusqu’ici imposé le conditionnement des titres de séjour à des niveaux de langue. Depuis que le ministère qui gère les questions migratoires est celui de l’intérieur il donne le ton. La citoyenneté est-elle nécessairement liée à la langue ? c’est une question que nous avions posé dans un article intitulé Langue, intégration, citoyenneté… La maîtrise de la langue comme condition à la citoyenneté française ? (Jacquet M, Etienne S. in Bretegnier (dir.) Formation linguistique en contextes d’insertion, compétences, postures, professionnalité : concevoir un cadre de référence(s) Transversales n°28 Berne, Peter Lang 2011), nous y faisions notamment la distinction entre « citoyenneté » et « nationalité ».

Dans le cadre des activités que nous menons avec des partenaires comme le Réseau Hospitalité, l’association pour le droit à la langue (DRAL), nous affirmons que la langue ne doit pas être un devoir mais bien un droit. Toute personne a droit à une formation de qualité quel que soit son statut. C’est aussi l’objet de notre association Didac’ressources. Dans la conclusion de notre article nous disions déjà qu’imposer la connaissance du français et l’étude des valeurs de la République n’est pas comparable avec le fait d’adopter la langue et de comprendre les principes de la république pour y participer en tant que citoyen. La question de la langue, de l’inclusion et de la citoyenneté ne peuvent qu’être envisagés dans le cadre des droits de l’homme et portées par le tissus solidaire et associatif. Personne ne doit en être exclus. C’est ce qui figurait dès 2006 lorsque nous avions soutenu le projet de loi porté par le DRAL

Didac’ressources affirme avec le collectif d’associations qui se réunissent autour d’une mobilisation citoyenne, que « notre langue commune est un outil de cohésion sociale, qu’elle ne peut être enfermée dans une fonction de contrôle, de sélection et d’exclusion ». Les articles que nous avons rédigé ainsi que les pétitions de l’association DRAL que nous avons relayé depuis des dizaines d’années pour peser auprès des pouvoir publics doivent être entendues. Nous soutenons aussi que l’acquisition de la maîtrise de la langue doit être volontaire et émancipatrice.

article diversité

droit a la formation de qualite

projet d’une étape du DRAL à saint Denis

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Sophie Etienne
Sophie Etienne
Présidente de l'association Didac'Ressources Chercheure associée à l'Université de Lille Docteure en didactologie des langues-cultures

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